Cancer ORL. L’ICC REIMS prend une longueur d’avance

Cancer ORL
L’ICC REIMS
Prend une longueur d’avance
Mercredi 7 décembre 2011.
Il y a un an à peine, l’Institut du Cancer Courlancy Reims inaugurait son dernier équipement anticancéreux de pointe, surpassant les équipements parisiens : le Novalis Tx (4 millions d’euros). Optimisant la stéréotaxie, c’est-à-dire l’irradiation au plus près de la tumeur, cet appareil d’une précision de l’ordre du millimètre, a permis au Dr Philippe Colin et à l’équipe d’oncologues de l’ICC Reims de traiter en une année de nombreuses tumeurs du cerveau, du foie ou des poumons. Depuis le début du mois d’octobre, le Dr Dray, gérant et oncologue, « s’attaque » aux tumeurs ORL et traite avec succès les premiers 7 patients à ne plus souffrir de privation salivaire définitive grâce à la radiothérapie à intensité modulée.

L’IMRT : une technique très sophistiquée
Concernant les cancers ORL, avant la radiothérapie à intensité modulée (ou IMRT, à savoir intensity-modulated radiation therapy) permise aujourd’hui par le Novalis Tx, le champ entier de la parotide était irradié ainsi que les glandes sous-maxillaires, à savoir les glandes responsables de la production de la salive. Bien que la tumeur ne soit généralement localisée que d’un seul côté, l’irradiation se faisait au moyen deux faisceaux latéraux qui, par conséquent, endommageaient ces glandes des deux côtés et entraînait une privation salivaire définitive chez le patient.
« L’intérêt de cette technique, est de pouvoir localiser la tumeur au millimètre près tout en épargnant les organes critiques – du moins on leur attribue des doses très modérées. Aujourd’hui, nous irradions toujours le champ parotidien entier mais avec différents faisceaux qui vont délivrer des doses ciblées et calibrées et ainsi épargner les glandes sous-maxillaires, « salivaires ». Cette technique de pointe nécessite la mobilisation des compétences de toute une équipe : médecins, de physiciens et de manipulateurs. Elle nécessite également une immobilisation parfaite du patient. Nous utilisons donc des masques thermoformés avec une contention qui prend tout le visage et les épaules. Le masque est fixé à la table pour obtenir un positionnement parfait. », explique le Dr Dray.
Un immense bénéfice pour les patients
Les patients traités par radiothérapie classique sont condamnés à vivre définitivement sans salive : ils doivent boire très régulièrement pour s’hydrater et se nourrir avec des aliments très liquides. Grâce à l’IMRT, les patients traités depuis début octobre ne présentent aucune privation salivaire. Un véritable confort de vie pour les patients, qu’ils soient en traitement ou guéris.
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